Le guide de votre bien-être à domicile

Question-Réponse

Contre-indications luminothérapie



Pouvez-vous expliquer de manière précise comment fonctionne exactement la luminothérapie : quel organe influence-t-elle et comment cela fonctionne ? De plus est-elle contre-indiquée en cas de prise de lévothyrox pour hypothyroïdie et début de cataracte ?

La luminothérapie passe par les yeux, en effet l’œil comporte une multitude de capteurs capables de transmettre des ordres à notre cerveau ce qui influe sur la production d’un neurotransmetteur appelé sérotonine dite « hormone du bonheur ». La sérotonine influe en réalité sur notre capacité à être en situation d’éveil, d’activité, en résumé sur notre tonus.
En période automnale, lorsque la quantité et la qualité de lumière naturelle diminuent, le corps humain produit moins de sérotonine ce qui impacte à son tour la production de mélatonine (hormone du sommeil). C’est pourquoi les phénomènes de simple fatigue ou de dépression saisonnière apparaissent de façon plus ou moins accentuée selon les personnes.
La luminothérapie peut être considérée comme une médecine douce qui agit sur la sécrétion de mélatonine. Cette hormone du sommeil est synthétisée par la glande pinéale (ou épiphyse, qui se trouve dans le cerveau), et est censée être produite au cours de la nuit (dans l'obscurité). En cas de dysfonctionnement de ce mécanisme, l'horloge biologique de l'organisme est déréglée. Or, la lumière produite par la lampe de luminothérapie, en arrivant au niveau de la rétine, engendrera une réaction de l'épiphyse, qui resynchronisera cette horloge biologique en inhibant la production de mélatonine, ce qui favorisera l'éveil.
La luminothérapie est contre-indiquée dans le cas d’une la prise d'un médicament photosensibilisant ; une maladie psychiatrique, y compris l'autisme ; une pathologie ophtalmologique telle qu'une cataracte, un glaucome, une rétinopathie, etc.